Introduction

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Nous vivons aujourd'hui dans une société où le corps occupe une place de plus en plus grande. Il est sur-médiatisé et l'image que l'on nous en propose est unique : c'est celui d 'un corps harmonieux aux mensurations préétablies qui correspond à celui d'un homme et d'une femme au statut idéal. Ces derniers sont les référents d'une population qui s'efforce d'y ressembler par de multiples moyens tous plus durs et coûteux les uns que les autres (régimes, body-building, chirurgie esthétique...).

Depuis des siècles, on sait que le corps est le support de valeurs qui évoluent au fil du temps et que la beauté qu'il incarne est elle aussi soumise à ce facteur. Au moyen âge, il était bon d'avoir le teint pâle et d'être bien portant, voire obèse (traits caractéristiques de la noblesse). Cependant, aujourd'hui, le phénomène a pris une dimension telle que l'aspect physique et notamment la ressemblance à l'être idéal est devenue une caractéristique d'intégration sociale primordiale. Pour notre étude nous ciblerons le phénomène sur notre période contemporaine au sein de notre société.

D'après cette réflection, nous avons établi la problématique suivante :

" En quoi les normes corporelles diffusées par les médias influencent-elles le comportement alimentaire des adolescentes ? "

Le premier chapitre sera donc consacré à la beauté et l'idéal corporel. Nous définirons cet idéal corporel actuel. Nous verrons quels sont les goûts masculins et féminins dans leurs préférences esthétiques. Nous essayerons aussi de définir la beauté qui est le principal vecteur associé au phénomène étudié. A cela nous ferons l'inventaire des valeurs et des représentations que revêt le corps idéal.

Puis dans la seconde partie (chapitre II), notre réflection sera donc consacré au corps dans la société, nous verrons la place qu'il y tient, qu'on lui accorde et quels sont les rapports entre ces deux derniers. Dans notre approche nous nous intéresserons aux classes sociales dans leur rapport au corps, aux valeurs qu'il supporte, à la sur-médiatisation dont il fait l'objet à travers l'image de l'être idéal qui tend vers une uniformisation de l'individu.

Enfin dans la dernière partie (chapitre III), nous axerons la réflexion sur les déviances alimentaires et leur rapport avec les médias et les complexes qu'ils engendrent.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 11:54

Modifié le mardi 22 janvier 2008 11:20

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I . BEAUTE ET IDEAL CORPOREL
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 09:19

++1°) Definition du beau à travers les âges

L'image du corps idéal est le symbole de beauté suprême. C'est pour cette raison que tout individu qui désire être considéré comme beau doit se rapprocher le plus possible de ce "schéma" établit.

Au cours de l'histoire humaine, en grande partie grâce à l'art, et notamment au travers de ses représentations picturales (tableaux de Edgar DEGAS qui nous dévoilent par exemple la beauté féminine telle qu'elle était perçue à la fin du XIXème siècle), nous avons pris connaissance des représentations du corps et relationnellement de sa beauté. Cela nous a permis d'observer des contrastes au fil du temps sur sa conception.

Durant le XIXe siècle, la seule règle esthétique était : de mettre en avant la poitrine et les fesses par des vêtements adaptés tout en dissimulant le ventre par l'usage d'un corset. Le XIXe siècle et le XXe siècle vont proposer des vêtements qui modèleront certaines parties du corps en les mettant en relief. A partir des années 1930 l'exhisibition du corps devient alors le signe de la modernité. dès lors, le corset devient inutile pour masquer les rondeurs abdominales qu'on ne peut plus cacher. Il faut impérativement trouver d'autres solutions dans une société qui fait de plus en plus une distinction sociale de l'image corporelle. Le dénuement du corps doit exposer de la beauté. C'est le contrôle de l'alimentation (et non son abondance) qui devient un signe de qualité. De plus, l'activité physique permet l'affinement de la mise en forme. Aujourd'hui c'est le corps de la femme sportive (maigre et légèrement musclée) qui constitue le modèle dominant.

La beauté devient de ce fait une notion abstraite difficile à définir, même pour le dictionnaire qui la décrit ainsi : " caractère de ce qui est beau ". Regardons alors à beau / belle : " qui éveille un sentiment d'admiration, de grandeur, de noblesse, de plaisir, de perfection, d'intensité ". Cette définition reste ambiguë ; une des raisons est que les critères relatifs à celle-ci varient d'une époque à l'autre, d'une culture à une autre et que l'on ignore les généralités et les spécificités. Cependant un des traits communs est la tendance à l'uniformisation des goûts en matière d'esthétique.

En l'absence de critères formels, la beauté est donc estimée à partir de sujets dont le corps, le visage, les proportions auront été jugés beaux par les autres (et inversement pour la laideur). Cette explication n'est donc pas fondée sur des traits physiques précis et déterminés. Cette imprécision laisse donc une libre interprétation quant aux valeurs auxquelles elle se réfère. Il n'y a donc pas une beauté, mais des beautés suivant les sentiments éprouvés par chacun d'entre nous à ce sujet. Toutefois, nous allons voir maintenant quels sont les goûts masculins et féminins (pour une majorité) en matière de beauté.

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++1°)   Definition du beau à travers les âges

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 09:25

Modifié le mardi 22 janvier 2008 11:12

++ 2°) idéal masculin pour la femme et féminin pour l'homme


Avant de décrire les goût majoritaires des individus en matière de fascination esthétique, comme ceux-ci subissent l'influence du temps, nous tenons à préciser de nouveau que la réflexion est fondée sur notre époque contemporaine.

Plusieurs études ont été réalisées pour déterminer les goûts masculins et féminins et il en est une qui détermine d'après trois types de silhouettes les préférences esthétiques : il s'agit de la typologie de Sheldon. Elle se base sur trois caricatures d'individus qui sont : l'ectomorphe, le mésomorphe et l'endomorphe que l'on peut définir par le maigre, le " normal ", en chair, musclé et le gros. En ce qui concerne le corps féminin, le plus beau est l'ectomorphe modéré (mince mais non maigre avec des formes), le plus laid étant celui de l'endomorphe extrême (plus que grosse). Le corps masculin idéal est celui du mésomorphe (musclé, athlétique).

Le corps féminin le plus beau est fin et élancé (comme celui de l'ectomorphe), son volume est cependant plus généreux au niveau de la poitrine et des hanches. Parmi les exemples connus représentatifs de ce modèle, on note des femmes comme : Marilyn Monroe, Claudia Schiffer ou Laetitia Casta, (sex-symbols d'une époque). Le corps masculin idéal est celui du mésomorphe (musclé, athlétique). Contrairement aux femmes, peu d'hommes évoquent ce symbolisme de référence, l'unique, tout de même très représentatif, est Apollon (que l'on retrouve souvent en terme de comparaison dans l'expression " quel bel Apollon !). Il est à noté toutefois qu'actuellement on assiste à un curieux paradoxe en matière de représentation du corps : pour la majorité des gens et des médias subsistent des normes idéales, des stéréotypes, mais il existe certains courants qui initient des changements et parfois contestent ces normes comme la mode actuelle (sur le plan féminin uniquement, la tendance est aux filles filiformes, de type anorexiques).
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 09:55

Modifié le lundi 28 janvier 2008 14:19

++3°) Steréotypes des normes corporelles

Tout d'abord, les normes corporelles sont des règles imposées aux adolescents par l'intermédiaire de sanctions et d'incitations comme la médiatisation par exemple. Plus particulièrement, les adolescentes apprennent dans une communauté ou un groupe restreint, à reconnaître le caractère impératif d'une norme par la socialisation. Elles sont établis a l'aide de l'indice de masse corporelle autrement appelé IMC ou encore indice de Quetelet, c'est un indice qui permet d'évaluer et comparer la corpulence d'une personne. Il est a l'heure actuelle le meilleur indicateur de poids idéal santé. Son calcul : IMC = Poids / (Taille X Taille) (où le poids y est exprimé en kilos et la taille en mètre).

Cet indice est proportionnel à la masse grasse corporelle de chaque individu, en théorie quelle que soit sa taille. C'est une méthode fiable qui nous permet de determiner correctement la masse grasse chez les adultes de 18 à 70 ans mais l'IMC n'est qu'un indicateur, non pas une donnée absolue. Cependant, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes gravement malades aimsi que les athlètes ne doivent pas y recourir. Quant au poids santé des personnes de 65 ans et plus, il peut se situer légèrement au-dessus des valeurs indiquées.
Il n'existe pas de poids idéal mais un poids dit de forme, c'est-à-dire un poids où l'on se sent bien et qui ne présente pas de danger pour la santé. Ce poids médicalement correct, souvent éloigné des canons esthétiques actuels, est celui pour lequel la mortalité est statistiquement la plus faible. Cet indice IMC permet de vous placer dans une catégorie de poids associée à un certain nombre de constatations et conséquences médicales plus ou moins satisfaisantes et parfois néfastes.


++3°) Steréotypes des normes corporelles

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 10:04

Modifié le mardi 22 janvier 2008 11:09